J’assure à l’oral

Pour une prise de parole efficace

Brigitte Lancien-Despert

Patricia Samuel.

Etymologie :

Communiquer vient du terme bas latin « communicare ».

…au 10ème siècle, du latin chrétien « communier », on le traduit par « Mettre en commun ».

…au 14ème siècle : « être en relation avec »

…au 16ème siècle : « partager »

…au 17ème siècle : « transmettre »

Le mot « dialogue » vient du grec « dia » (entre) et « logos » (parole).

Paul Watzlawick « Si l’on admet que, dans une interaction, tout comportement a la valeur d’un message, c’est-à-dire qu’il set une communication, il suit qu’on ne peut pas ne pas communiquer qu’on le veuille ou non »

Exercice pour le cadre référentiel :

Emetteur donne un message : « un beau jeune homme entre dans une vieille auberge »

Chaque récepteur doit répondre à ces questions :

  • Quel âge donnez-vous au jeune homme ?
  • Où situez-vous l’auberge ?
  • Vous la voyez vieille comment ?
  • Comment imaginez-vous ce beau jeune homme ?
  • Comment le voyez-vous entrer ?

Adapter son discours à l’autre :

  1. Vous demandez un tournevis à votre enfant.
  2. Vous demandez un tournevis à votre voisin.

Conseil du coach :

  • Faire des phrases courtes, trois éléments d’information au maximum
  • Faire valider la compréhension à chaque idée.
  • Marquer des pauses pour la mémorisation

Le code oral : sa valeur sémantique est pluridirectionnelle car sa syntaxe et sa sémiotique s’adaptent à un environnement socio-culturel en temps réel, en évolution permanente.

Selon Saussure, le système de signes de la langue écrite est une représentation du système de son de la langue orale.

Conseil du coach :

Travailler à trouver la définition des mots, leurs synonymes, leurs antonymes, leurs modulateurs (les adjectifs et adverbes qui vont les modifier).

Niveau de conception de la pensée : Rationnel/Emotionnel

Deux dimensions du traitement de l’information :

Rationnelle : logique, scientifique, cognitif, opératoire

Emotionnelle : affectif, immédiat, intuitif, imaginatif, pragmatique

La conviction intérieure est contagieuse.

Travailler sa légitimité à intervenir.

La proxémie : est un élément du langage non-verbal qui prend du sens dans l’interactivité, dans l’échange avec l’autre ou es autres.

Le langage non verbal utilise le principe de synchronie.

Etre économe et simple : un geste, une idée.

Si nous oublions de garder le contact visuel avec le public, il décroche.

Exercice :

Les attitudes fixes : la détente/le vainqueur/le pédant/ le vaincu

Les attitudes en mouvement : marcher détendu/vainqueur/pédant/ vaincu/ coléreux/ triste/fatigué/timide/surpris/amoureux/ tendre/supérieur/indécis/jaloux/joyeux

Idriss Aberkane « Libérez votre cerveau ! »

Traité de neurosagesse pour changer l’école et la société.

Trois types de mémoires, qui se combinent :

Spatiale/ épisodique /procédurale

Mémoire à laquelle prennent part le cervelet et le cortex moteur.

Les empans : les limites

Comme l’écartement entre le pouce et l’auriculaire, ce qui délimite ce qu’on peut saisir.

En psychologie on appelle affordance la partie d’un objet physique qui est la plus naturellement prise par nos mains. Par ex : la poignée d’une casserole.

La vie notée est à la vraie vie, ce que le cheval de bois est au vrai cheval.

Bill Gates : J’ai échoué à mes examens. J’ai un ami, par contre, qui a réussi tous ses examens à Harward. Lui, il est ingénieur chez Microsoft. Moi, je suis fondateur de Microsoft ».

Moralité : l’échec est un diplôme, et il y a un univers entier, incluant l’entrepreneuriat, que la vie ferme à ceux qui n’ont pas ce diplôme-là.

Dicton : plus vous essayez de rentrer dans le moule, plus vous allez ressembler à une tarte.

Dans la vraie vie, le travail collectif, c’est sérieux ; à l’école, le travail collectif, ce n’est pas sérieux. Comment s’étonner qu’une humanité nourrie à ces principes soit incapable de coopérer mondialement, aussi bien pour préserver la Terre que pour se préserver elle-même ? p 38

La soif d’apprentissage.

Nassim Nicholas Taleb : « Le rôle de la bureaucratie, c’est de mettre un maximum de distance entre le preneur d’un risque et le receveur de ses conséquences »

La meilleure façon de progresser, c’est d’être au contact immédiat des conséquences de ses décisions, et c’est exactement le contraire de ce que fait un ministre. P 43

Casse tes clichés pour y faire entrer la réalité, ne casse pas la réalité pour la faire entrer dans tes clichés. P 46

Notre cerveau est comme un diamant que l’on peut tailler.

Le cerveau aime munir les choses de poignées.  C’est une des bases de la neuroergoomie.

L’Antiquité écrite a gardé des traces d’utilisation de poissons électriques, que l’on plaçait notamment sur le front des patients épileptiques. P57

L’encombrement cognitif. Le cerveau est saturable.

Que ce soit du point de vue e la mémorisation ou de la perception, notre cerveau souligne bien plus les signaux négatifs que les signaux positifs. Il met davantage en évidence la punition que la récompense par que, dans la nature, la punition est risque de mort tandis que la récompense est chance de repas. Les deux situations ne jouent pas de la même manière sur notre survie, comme en témoigne le dicton suivant : «  Pourquoi le lapin court il plus vite que le renard ? Parce que le renard court pour un dîner, et le lapin pour sa vie. »

Il faut adjoindre la sagesse à nos sciences, sous peine de perdre notre humanité. P 69

Notre tendance au doute n’est pas toujours en phase avec nos performances possibles. Nous avons en nous des performances « captives », aussi bien sur le plan cognitif que sur le plan physique, et nous pouvons les libérer à certaines conditions, par exemple sous adrénaline. …

Ce que nous savons est plus « grand » que ce que nous pensons savoir, et ce que nous savons faire est plus « grand » que ce que nous pensons savoir  faire. P 71

Le cerveau cache les imperfections de ses productions aussi bien à elles-mêmes qu’à leurs proies ou leurs prédateurs. Il existe, par exemple,  une imperfection intrinsèque à notre système optique. On l’appelle la tache de Mariotte, c’est le point aveugle de notre rétine, dépourvu de photorécepteurs, qui correspond à l’endroit où s’insère le tractus optique. Ce point aveugle n’apparaît pas dans notre champ visuel. P73

Henri Bergson : « l’œil ne voit que ce que l’esprit est préparé à comprendre. »

Nocicepteurs de la peau.

L’attention limitée.

La conscience semble être un véritable « espace de travail » capable d’afficher une seule chose à la fois. P74

Bouillonnement incessant du cerveau.

Quelle que soit la discipline (sport, danse…), ce que le maitre possède en plus, c’est la capacité à verbaliser ce qu’il fait. Les mouvements du corps et de l’esprit, dans leur immense majorité, ne sont pas naturellement accessibles à notre langage. P77

Toute œuvre, toute personne forme un objet trop vaste pour être chargé entièrement dans la conscience.

L’objet ental « Rome » : il est trop vaste pour notre conscience… Il  nous est impossible de penser tout Rome, alors nous en convoquons des tranches subjectives superficielles, des étiquettes, et c’est ce mécanisme qui est, entre autres, à l’origine des clichés… Il en va de même pour tous es objets courants de la vie mentale : « moi », « lui », « ma mère »…

Les clichés existent parce que le cerveau humain est, selon l’expression de Susan Fiske et Shelley Taylor, un cognitive miser (miséreux cognitif), qui cherche toujours à faire le moins d’opérations mentales possible.

Le cerveau aime les raccourcis, les pensées automatiques, et quand il doit choisir entre facilité et vérité, bien torp souvent, il choisit la facilité… le cerveau est un partisan du moindre effort. P 90 et 91

La  consommation effective du cerveau : 2% de notre masse mais 20% de notre consommation énergétique.

Stephen Smith , neuroscientifique  à Stanford : « Il y a au moins 125 000 milliards de synapses dans le seul cortex cérébral, c’est à peu près le nombre d’étoiles dans 1500 Voies lactées. »

Le corps est-il un état de l’esprit et l’esprit un état du corps ? p 82

La saturabilité n’a pas été sélectionnée accidentellement par l’évolution… Le cerveau humain semble étiqueter le monde réel avec ses émotions… Un enfant des pays riches ne pleurera pas pour les mêmes raisons qu’un enfant des pays pauvres. L’un, par ex, pleurera parce qu’il n’a pas reçu le cadeau qu’il voulait ; l’autre parce qu’un de ses amis a sauté sur une mine…  Notre cerveau se base sur les événements qui l’entourent pour définir un niveau de réaction.

La roue des émotions de Plutchik. P 92

Quant à la grandeur de conscience, il ne faut jamais oublier que d’elle seule dépend la grandeur de l’humanité. P 93

Prenons un immeuble qui abriterait des bureaux. A chaque étage, une entreprise.

Chaque humain représente un neurone, il échange avec son voisinage immédiat, qui peut l’inhiber ou le stimuler, mais aussi avec son voisin immédiat, qui peut l’inhiber ou le stimuler, mais aussi avec d’autres humains à l’autre bout du monde… Notre cerveau fonctionne sur le même principe architectural, sauf qu’en général, les neurones proches le sont pour travailler plus facilement ensemble. La création de services neuronaux, comme celle de services humains, fait intervenir des échanges locaux-les collègues de bureau – et des échanges lointains –les correspondants d’un e-mail. P97

Cortex cérébral : 52 zones sur chaque hémisphère. 180 nations, notre cerveau est un monde entier.

Cerveau et moelle épinière sont intrinsèquement des systèmes de mouvement, et la pensée, comme Henri Bergson l’avait spéculé, est aussi une forme de mouvement.

Tout ce qui vit possède une cognition.

L’art de présenter les savoirs d’une façon digeste et accessible, donc efficace.

Transférer de l’information, créer du savoir.

L’information et le savoir ne sont pas la même chose. L’information est ponctuelle, le savoir est reproductible.  P 109

Tout ce qui est matériel est fini, mais le savoir potentiel est infini, étant immatériel. On ne peut avoir de croissance infinie dans le monde matériel, qui est fini ; dans le monde immatériel, si.

Le cartographe Serge Soudoplatoff, qui l’a formulée chez IBM en 1984 : « Quand on partage un bien matériel, on le divise, quand on partage un bien immatériel on le multiple. »

Un sac de riz et un autre sac de riz ensemble, cela fait deux sacs de riz, c’est linéaire. Mais l’on met deux savoirs ensemble, cela crée un troisième savoir, règle connue dès l’Antiquité, et à l’origine des grandes bibliothèques…

Savoir = attention + temps

     φ α At

p 112

Capturer les At

Si vous voulez maximiser votre débit de connaissance sur un sujet donné, faites en sorte de l’aimer, car seule cette condition vous garantira une haute dépense d’attention et de temps…. il n’y a pas d’excellence sans amour.

Imaginez …Vous êtes dans un hôtel de grand luxe, devant un buffet à volonté. Le buffet de votre vie : viandes grillées, menu végétarien, salad bar, caviar, huîtres et crustacés, sushis, pastrami, fromages savamment affinés, fruits frais, massage de pieds… tout ce qu’il faut. Il y a des plats que vous n’avez jamais vus mais ils ont l’air appétissants, d’autres ont l’air étranges mais après tout, avec un bon maître d’hôtel, vous seriez prêt à les découvrir. Pour couronner le tout, vous aves faim, très faim. Beaucoup de gens appelleraient cela : « le paradis ».

Maintenant, imaginez que le maître d’hôtel surgisse en hurlant : « Tu dois absolument tout manger ! Chaque assiette que tu laisseras sera portée sur l’addition, tu payeras non pas ce que tu as mangé mais ce que tu n’as pas mangé, et s’il reste trop d’assiettes pleines, non seulement l’addition sera mirobolante, mais en plus tu seras viré de l’hôtel, humilié, on fera une haie d’honneur pour se moquer de toi ! » Puis le maître d’hôtel sort sa montre et ajout, fatidique : « Tu as une heure ! » Quelqu’un l’a fait avant toi, donc on sait que c’est possible. » Là, vous n’êtes plus au paradis, mais en enfer….

Votre perception de la nourriture en aurait été bouleversée à jamais et des années entières de thérapie ne vous auraient probablement pas permis de vous en remettre.

Pourtant, je peux vous garantir que ce cauchemar, nous l’avons tous déjà vécu et pas seulement sur une journée, mais sur des milliers de jours. Cette situation se nomme l’éducation.

L’école que nous appelons « traditionnelle » n’a rien de traditionnel, elle est industrielle, c’est tout. Socrate, Platon, Confucius, Vinci ou Victorin de Feltre n’enseignaient pas comme nous le faisons, mais notre mémoire intergénérationnelle étant très courte –sic générations au grand maximum-, nous croyons que l’école des tables en rang et du tableau noir est la plus traditionnelle qui soit.

Or, elle n’a pas plus de dix générations, sur une humanité qui en a couvert plus de huit mille et qui ne l’a pas attendue pour faire circuler les savoirs.

Issue de la révolution industrielle, notre éducation est centrée sur la pensée de l’usine, et sa vertu cardinale est la conformité. Pas la créativité, pas le caractère, pas l’amour des savoirs, pas l’épanouissement. Non, la conformité avant toute chose. P119 et 120

Jouer est la façon naturelle d’apprendre.

Gunter Pauli dans sa Blue Economy « ce n’est pas à la nature de produire comme nos usines, mais à nos usine de produire comme la nature »

Elaborer une gastronomie de la connaissance.

Trois expériences :

L’impuissance apprise :

Elle sera d’autant plus renforcée que nos pairs seront blasés d’ailleurs : la pression des pairs peut être constructive (si j’ai pu, pourquoi pas toi), ou destructive (si je n’ai pas pu, pourquoi pourrais-tu, toi ?).

Notre cerveau fait peser nos échecs passés sur nos tentatives futures.

La pire peur d’un enfant, c’est d’être abandonné. La pire peur d’un adolescent, puis d’un adulte, c’est d’être exclu de son groupe, car le groupe (on le voit notamment dans les prisons), c’est la survie. Ce phénomène est un héritage de notre évolution.

Qui aimerait dire avant de mourir : « J’ai vécu conforme ! » ? p 140

Pour autant l’humain préfère la conformité à la vérité.

Aly N’Daw maître soufi : «la thérapie de la libération » 

Transformer une plaie en force, c’est changer le plomb en or. 

Si le corps est l’écrin de l’âme, la ville est l’écrin du corps.

L’architecte Kate Orff dépollution du canal de NY par les huîtres.

Cortisol : stress

En Grèce, les hauts lieux de l’innovation architecturale furent des lieux de « rêve pragmatique » connectant la terre et l’espace.

La frustration peut être stockée. Elle peut même être manipulée, amplifiée et canalisée pour créer des émeutes ou des révolutions.

On peut utiliser la frustration collective à des fins géopolitiques. La frustration est un excellent moyen de recruter la violence. Eros et Thanatos sont les deux plus puissants leviers de la communication.

La peur consomme beaucoup d’attention.

L’adaptation nous rend indifférents aux choses fréquentes, de sorte qu’elles ne sont plus saillantes à nos sens et à notre conscience.

Pour notre cerveau, l’inattendu est saillant. En communication, c’est une règle d’or, il faut se méfier du déjà-vu.

Patrick Le Lay, patron de TF1, déclara que son entreprise vendait à des marques du temps de cerveau humain disponible.

Comme disaient les soufis : « L’appât est apparent, c’est le piège qui est caché. »

Nous avons tendance à nous souvenir d’abord de ce qui renforce nos croyances. Notre cerveau va donc naturellement peupler sa vie mentale de choses qui nous confortent plutôt qu’elles ne nous déstabilisent. Le « fait », dans notre esprit, c’est déjà de la réalité déformée.

Je crains un homme mis à la forme d’un outil, d’une fonction.

L’appellation nootrope désigne les substances utilisées dans le but d’améliorer les performances cognitives (notamment l’attention).

Graphème-noème (lettre associée à une idée.

Phonèmes : son

L’existence d’une physiologie de l’écriture est acquise.

Mon axiome de départ demeure que l’humain est plus grand que toutes ses créations, qu’elles soient hôpitaux, grandes écoles, armées ou Etats, et qu’il n’a jamais à se soumettre à elles, car il est plus noble qu’elles. Jamais une université ou un Etat n’a créé un humain. Mais un humain, lui, peut créer un Etat ou une université. P205

L’Humanité tisse la toile où elle se prend – Hakim Sanä’i

Les conflits sont les virus de l’humanité.p209

Quand le mélange fortuit de connaissances différentes produit une découverte – forcément inattendue – nous appelons cela de la sérendipité. Elle est une conséquence de l’interdisciplinarité. Comme l’a dit un chercheur (Bell, S.), « les collections sont pour la collision »

Le savant sait résoudre des problèmes que le sage n’aurait jamais eus. Dicton

Charlie Chaplin dans le Dictateur :

« Notre connaissance nous a rendu cyniques ; notre intelligence, durs et méchants. Nous pensons trop et ressentons trop peu. Plus que de machinerie, nous avons besoin d’humanité. Plus que d’intelligence, nous avons besoin de bonté et de douceur. »

Aristote plaçait la sagesse dans l’observation de la nature.

L’économiste et entrepreneur Gunter Pauli : « Tout ce qui est bon pour vous et bon pour la nature est cher, tout ce qui est mauvais pour vous et mauvais pour la nature est bon marché : qui a conçu ce système ? »

Elon Musk « J’aimerais bien mourir sur Mars… mais pas à l’impact. »

APA American Psychological association dont quelques membres reconnus ont participé aux programmes de torture de la CIA. P239

Comme le dit le cartographe Serge Soudoplatoff : « Toute innovation est une désobéissance ».

Rümi : si vous établissez des pièges pour y faire tomber l’humanité, vous finirez par y tomber vous-même.

Le maître soufi Abu Abd Al Rahman El-Sulami a écrit Les maladies de l’âme et leurs remèdes.*

Il existe un folklore ancien que le soufi Omar Ali Shah fait au moins remonter au poète perse Attar, et qui cerne bien l’enjeu des neurosciences modernes : «  Nous venons au monde avec la connaissance intime de tous les secrets du cerveau, mais à la naissance, un ange vient poser son index sur notre bouche pour nous faire oublier ces secrets, et c’est ainsi que nous avons tous une fossette sur la lèvre supérieure, empreinte du doigt de l’ange. »

Douche mentale, nettoyage.

Désinstaller un logiciel mental malveillant.

L’adolescence est justement l’âge où l’on découvre notre pouvoir de désinstaller des applications parentales, de penser par nous-mêmes, d’être le maître de notre vie mentale.

Certains pourriciels  mentaux sont conscients et d’autres inconscients. C’est pourquoi on les désinstalle parfois sous hypnose, ne pratique qui consiste à « acquérir les droits d’administrateur » sur la vie mentale.

Passez de l’impuissance apprise à la puissance apprise.

Un des pourriciels les plus fourbes, les plus destructeurs et les plus répandus dans l’humanité est l’impuissance apprise. « Je ne peux pas. » « Je ne le mérite pas. » « Je n’en suis pas capable. »

La première fois que vous essaierez d’en briser une, parce qu’elle fait partie de votre ego, elle résistera de toutes ses forces pour justifier son existence. Elle vous rappellera chaque échec, elle insistera : « Je te l’avais bien dit que tu ne le pouvais pas » et « ce n’était pas la peine d’essayer ». Persévérez, n’abandonnez pas, vous êtes beaucoup plus puissant que votre éducation vous le fait croire.

La passion du nouveau, appelée aussi « néophilie ».

Cette passion ne peut se pratiquer que dans ce que les Américains appellent la « Can-do attitude », ou comment se dire sincèrement : « Je peux le faire. » Cette capacité découle directement de la puissance apprise. P274

Se ménager un maximum de liberté de mouvement.

Ignorez vos pairs !

Les pairs nous mettent à leur niveau, mental, intellectuel, spirituel … Cela peut être positif. Cependant, tant que vous penserez en fonction des autres, vous ne serez pas libre. Si l’intelligence c’est la liberté, alors l’intelligence repose sur la capacité à penser par soi-même, sans s’inquiéter de ce que pense autrui. Tel est l’état du véritable adulte, par opposition à l’enfant, qui s’inquiète systématiquement de ce que pensent les autres.

Le plaisir d’apprendre

Le plaisir d’apprendre

L’enseignement scolaire et universitaire  m’a dotée de moyens d’expression et de structures, les penseurs, chercheurs et artistes ont largement contribué à alimenter mes réflexions.

Mais c’est l’expérience du quotidien qui s’occupe aujourd’hui encore, alors que j’ai passé la cinquantaine, de me faire grandir.

J’en ai le désir, parce que je sais que j’ai tout à apprendre, tout le temps et de tout.

Le coaching m’est utile, il participe à ce travail, le guide.

Apprendre de l’autre, apprendre de tous les événements de la vie, apprendre des sensations, apprendre à écouter, apprendre à changer… et puis, apprendre à lâcher-prise, à faire confiance, à laisser monter ce qui résonne profondément, accueillir les émotions qui montent,  m’aligner avec plus justesse sur mes valeurs profondes… et puis tout foutre cul par-dessus tête, et recommencer.

Il n’y a pas de terme, mais un mouvement perpétuel, constamment inachevé et constamment renouvelé.

 Nous sommes êtres vivants,  conscience et matière organique.  Entrelacs  de chimie, de mécanique et de psychique ; en interaction constante avec des facteurs extérieurs. En actions ou en réactions,  nous sommes malléables et évolutifs.

J’ai tout à apprendre, plus je grandis et plus je me déleste.  Les croyances, les normes, les modèles, les vérités, les dieux et les diables, les obligations…  Je suis un être en rupture sociale, mais fondamentalement sociable, en lien, en échange, en présence.

Attentif à l’être, supérieur à l’avoir.

Connecté sur l’ici et maintenant.

L’instinct de survie m’a accroché par les ongles, a bandé chacun de mes muscles, a sollicité le plus petit tendon.

 A 21 ans, on m’a condamnée à mort. La sentence est tombée, 10 ans maximum à vivre. Cette nouvelle a fait éclater ma vie qui balbutiait. Je suis morte, et puis je suis  « renais ». J’ai eu cette chance de découvrir que derrière la mort, il y a la vie… quel enchantement de découvrir qu’elle palpite encore et encore, qu’elle émerge du marasme de fin du monde, qu’elle éclot et amorce une nouvelle étape.

Je regarde les bulles dans l’eau pétillante, elles ont le même ressort, la même dynamique simple et émergente.

La connaissance et la reconnaissance de la réalité des éléments, des contextes, la recherche des informations, la compréhension des forces en présence, des facteurs déterminants, l’écoute, l’ouverture… c’est essentiel ; mais la peur ?… C’est subjectif, c’est une impression. Je tremble, j’angoisse, je me pétrifie, j’agresse, je m’effondre ou je colère… Que porte-t-elle dans son ventre ?

Quelle est son identité ? J’ouvre le sac, pour démasquer ce qui la constitue : Mort, imposture, échec, orgueil, jugement, humiliation, honte…

Pour cesser d’être leur jouet, j’observe une à une ces figurines de papier, elles se délitent de l’épouvante nébuleuse, pour redevenir profondément humaines et pathétiques. Me voici de nouveau libre de choisir. Dans le coaching, comme dans les Arts martiaux, nous apprenons à danser avec les énergies, à les accueillir, à les détourner.

A quoi peut me servir la peur qui poisse et englue comme du papier tue-mouche ? Peut-être appelle-t-elle à l’inventaire, à l’alignement ?…

Nous sommes des êtres hyper-communicants.

Comment apprendre à écouter, à parler, à recevoir, à transmettre,  à accueillir, à donner,  à s’ouvrir et à se recentrer, à être incarné au présent ici et maintenant, à être au-delà en méta-position ?

Je me prends à rêver d’un enseignement différent, dont l’objectif serait le développement de l’individu et de son potentiel. Un enseignement à la carte, personnel, adapté, créatif, ouvert.

A quoi ressemblerait l’humanité, si on nous enseignait à devenir nos propres maîtres, si l’on désignait « l’individu » comme valeur fondamentale à développer, si on cultivait nos qualités, qu’on nous apprenait à nourrir nos plaisirs, à stimuler nos ressources ? Si le seul pouvoir reconnu, soit celui que l’on gagne sur soi-même ? Si l’empathie nous reliait les uns aux autres, si nous étions interdépendants, que le bien des uns contribue au bien des autres. Si en grandissant, nous dynamisions tous les hommes. Si la coopération était de mise… si nous changions de modèle ?

Quel tumulte ! Qu’est-ce que cette crise dont tous parlent, que tous appréhendent, qui fait baisser l’échine, raser les trottoirs ? La pression condense, la tension monte, les issues se claquemurent. Où en sommes-nous ? Quel sens nous mettons-nous sous la dent ? Retour des intégrismes, des communautarismes, des régressions

Et si nous faisions table rase ? Et si nous amorcions un changement radical ? Et si l’on se mettait à l’œuvre pour construire un nouveau monde, une nouvelle humanité ? Et si c’était possible ? Et s’il était temps ?