Pour un chemin de vie : l’éthique et le sujet

Pour un chemin de vie : l’éthique et le sujet

Conférence Robert Misrahi

Théâtre du Rond-point, le 18 oct 2012

Ce monsieur a été une belle et précieuse rencontre pour moi. C.

L’éthique :

A/ philo : éthique différente de morale

B/chemin de vie

1/ insatisfaction/frustration/désarroi donc souffrance hors, on refuse la souffrance, sinon, il n’y aurait pas de souffrance…

Que faire ?

Longue pause, longue parenthèse.

Qui suis-je ? Qu’est-ce qu’un sujet humain ?

–      Nous sommes une conscience, un corps sujet

« L’inconscient c’est comme le bon dieu, on peut en dire n’importe quoi »

Conscience n’est pas connaissance, je peux me tromper.

Liberté ne veut pas dire adéquation, souveraineté (histoire du carrefour et de l’impasse)

Nous sommes capables de prendre des initiatives librement et on peut se tromper, faire machine arrière.

–      Nous sommes « désir », nous nous dirigeons vers des choses qui peuvent nous satisfaire. Le désir est dit source des malheurs parce que toujours insatisfaisant. NON !!!

Ma vie est une succession de grandes et de petites joies. Ma vie est une succession de désirs.

La conscience est un désir, c’est une unité. Du coup, les deux sont libres. Conscience et désir. Il m’appartient de poursuivre la joie. C’est l’accomplissement de tout être humain (s’inscrire dans le désir, le plaisir)

Le désir choisit, il est intelligent

Il peut aussi se tromper

–      L’homme est aussi miroir de lui et de l’autre

Conscience, désir, relation à autrui et liberté intelligente : voici l’éthique

Le problème qui reste entier : rien ne va, car autour : souffrance et servitude et conflits

La joie de l’autre n’est pas compatible avec la mienne : l’être humain n’y arrive pas, l’humanité patauge.

–      Que faire relativement à l’extérieur et à l’intérieur ?

« Comment changer les mentalités ? »

Changer les institutions ne suffit pas, il faut d’abord changer les esprits.

Notons que ce sont des individus qui ouvrent des voies dîtes « utopistes » qui vont faire changer.

–      Il faut opérer une conversion individuelle intérieure avant tout. Le but pourrait être la vraie joie. Je dis d’abord mon but ! je veux le bonheur pour que ma vie ait un sens et que j’ai de la jouissance car je suis désir.

Plus d’intensité de la conscience de soi et de la joie.

« Conversion » : retournement sur soi

Pour découvrir quoi ? : La liberté créative de sens. Si je me retourne sur moi, je découvre un pouvoir de création de sens. Ex : de la lecture du panneau : c’est moi qui donne du sens au panneau et pas la réciproque. C’est nous qui donnons le sens !

Les situations ne sont pas objectivement ce qu’on dit qu’elles sont ex : famine/faim

Comme je suis créateur de sens, je peux donner un autre sens. Je suis libre de donner un autre sens rien n’est inscrit objectivement dans les faits. Nous sommes beaucoup plus libres que nous ne le pensons. Le déterminisme vient de notre intérieur. Première conversion : retour à son propre pouvoir.

–      Seconde conversion

–      Conversion de la réciprocité

Les relations sont sous l’égide de la réversibilité. Donnant/donnant… échange. Violence/violence. Relation également en miroir de droits, dit civilisation. Nous sommes en relation miroir, rapport inférieur et manipulatoire.

Donc : la conversion : autrui n’est pas un élément de mon espace, autrui n’est pas l’image de son propre corps, il est esprit, c’est-à-dire centre, centre de signification, d’actions, de désir. Prise de conscience commune et croisée que l’autre est un sujet qui est un centre comme moi et en plus, il est différent donc, je me réjouies qu’il soit différent, il est singulier, il est désirant. Je ne peux pas mettre la réciprocité, il n’y a pas d’échange de biens, elle n’attend pas de retour qui ne sont pas calculés, mais je me réjouies s’il y a un retour. Création commune, êtres libres qui entrent volontairement dans une relation réciproque.

–      Troisième conversion

L’eudémonisme (dgrec : εὐδαιμονία / eudaimonía, « bonheur ») est une doctrine posant comme principe que lbonheur est le but de la vie humaine. Le bonheur n’est pas perçu comme opposé à la raison, il en est la finalité naturelle.

« on est pas grand-chose ». Nous sommes faits pour la joie. Nous allons organiser notre vie dans ce sens. Les universités font des écoles professionnelles. Il faut prendre du temps à ne rien faire d’utile.

–      L’accomplissement : théorie d’un sujet/possibilité de réflexion/qui poursuit la joie/peut créer une nouvelle relation à autrui/retravailler la démocratie

Avec cette éthique, maintenant que devons-nous atteindre :

Accéder à une plénitude dynamique, être pleinement satisfait du plaisir d’exister en étant dans la joie active (joie passive, c’est la loterie pas ex) celle qui vient de sa capacité créative. Se réjouir c’est créatif, plaisir de l’esprit : voilà de quoi combler une vie !!!

Arriver « au bonheur d’être » jouissance du présent

Trois ex : la joie de se fonder ou de fonder, comprendre qui nous sommes. Décider de ce que nous voulons être et agir. Nous jouissons de notre liberté. Joie de la culture, de l’apprentissage. On gagne l’autonomie.

La joie d’aimer. Amour (François Solesmes, trilogie sur la femme). Il faut creuser l’amour, la réciprocité.

–      La jouissance. Toujours avec plaisir. Nous ne sommes coupables de rien nous n’avons pas de comptes à rendre. Sans sanction, conduire sa vie à sa façon sans faire souffrir.