Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs), la communication non violente

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)

Comment mieux communiquer ?…  Marshall B. Rosenberg éclaire et guide nos pas dans les espaces mouvants des relations interpersonnelles dans cette introduction à la communication non violente ou CNV . C’est une voie ardue mais qui recèle des trésors :)) en amorce, un petit bout de film…

« Une nouvelle éthique est nécessaire : l’éthique du souci de soi, des autres, de tous les êtres vivants qui demandent à être protégés et soignés. D’une éthique de la responsabilité, de la sollicitude et de la compassion. Il nous faut comprendre que les changements institutionnels, politiques, économiques, si nécessaires, ne seront possibles que dans la mesure où les êtres humains accéderont à l’autonomie et à la responsabilité. » Charles Rojzman

C’est la violence passive qui alimente le feu de la violence physique – Arun Gandhi

Dans la démarche de Carl Rogers ou Marshall Rosenberg, le langage traduit nos convictions profondes d’individu.

« Je ne suis pas particulièrement impressionnable. Non que je sois courageuse, mais je sais que j’ai en face de moi des êtres humains et que je dois faire de mon mieux pour comprendre chacun des actes d’un individu. Et c’est précisément là ce qui était important ce matin : non qu’un jeune officier bougon de la Gestapo ait hurlé contre moi, mais le fait qu’au lieu de m’indigner j’aie eu envie d’aller vers lui et de lui demander s’il avait eu une enfance très malheureuse ou si sa fiancée venait de le quitter. Car il semblait surmené et épuisé, maussade et affaibli. J’aurais aimé commencer à m’occuper de lui sur le champ, car sais que des jeunes gens aussi pitoyables deviennent dangereux dès qu’on leur donne le moindre pouvoir sur leurs semblables » – Etty Hillsum dans une vie bouleversée

La CNV repose sur une pratique du langage qui renforce notre aptitude à conserver nos qualités de cœur, même dans des conditions éprouvantes.

Les mots ne sont plus des réactions routinières et automatiques, mais deviennent des réponses réfléchies, émanant d’une prise de conscience de nos perceptions, de nos émotions et de nos désirs. Nous nous exprimons alors sincèrement et clairement, en portant sur l’autre un regard empreint de respect et d’empathie. Dans tout échange nous sommes à l’écoute de nos besoins les plus profonds et de ceux de l’autre. La CNV aiguise notre sens de l’observation et nous incite à identifier les comportements et les situations qui nous touchent. Nous apprenons aussi à définir et à formuler clairement ce que nous souhaitons dans une situation donnée. Pour élémentaire qu’elle paraisse, cette démarche est un puissant moyen de transformation.

Entendre nos besoins profonds et ceux des autres.

Dirigeons notre conscience là où nous avons des chances de trouver ce que nous recherchons.

Les quatre composantes de la CNV :

  1. Observations (qu’est-ce qui dans les paroles ou les actes d’autrui, contribue ou non à notre bien-être ?)
  2. Sentiments (nous disons ce que nous ressentons en présence de ces faits)
  3. Besoins (nous précisons les besoins à l’origine de ces sentiments)
  4. Demandes (nous formulons une demande précise et concrète)

Je dis ce que j’observe, ressens et désire et ce que je demande pour mon mieux-être ; j’entends ce que tu observes, ressens et désires, et ce que tu demandes pour ton mieux-être.

La démarche de la CNV :

J’observe un comportement concret qui affecte mon bien-être

Je réagis à ce comportement par un sentiment

Je cerne les désirs, besoins ou valeurs qui ont éveillé ce sentiment

Je demande à l’autre des actions concrètes qui contribueront à mon bien-être

Lorsque l’on juge, les mots étiquettent et catégorisent les gens et leurs actes : bon, mauvais, normal, anormal, responsable, irresponsable, intelligent, ignorant… notre analyse d’autrui est en fait l’expression de nos propres besoins et sentiments.

Or, cataloguer et juger les autres favorisent la violence.

Les comparaisons sont également une forme de jugement.

Le langage favorise notre refus d’assumer la responsabilité de nos propres sentiments et pensées : tu me culpabilises….

Un langage qui implique l’absence de choix : il faut….

Nous pouvons remplacer le langage impliquant une absence de choix par un langage qui reconnaît le choix

Nous sommes dangereux quand nous ne sommes pas conscients que nous sommes responsables de nos actes, de nos pensées et de nos sentiments

« Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéissants et dociles » – Georges Bernanos

Il n’est pas en notre pouvoir de faire faire quelque chose à quelqu’un. Ces gamins m’ont fait comprendre que je ne pouvais pas les mener par le bout du nez. Tout au plus pouvais-je leur faire regretter de n’avoir pas accédé à mes exigences- en les punissant. Mais, au bout du compte, ils m’ont appris que, lorsque j’avais été assez stupide pour les punir, c’est eux qui trouvaient le moyen de me le faire regretter !

Nous avons pour la plupart été élevés avec un langage qui nous pousse à étiqueter, catégoriser, exiger et porter des jugements, plutôt qu’à prendre conscience de nos sentiments et de nos besoins.

Il est dans leur intérêt que les masses soient éduquées de manière à développer une mentalité d’asservi. Le langage réprobateur des « je dois » et « il faut » est parfaitement adapté à cet objectif : plus les gens sont formés à adopter des jugements moralisateurs qui mettent l’accent sur les faites et les torts, plus ils sont conditionnés à se tourner vers ce qui se passe en dehors d’eux-mêmes, c’est-à-dire vers des autorités extérieures, pour trouver la définition de ce qui est bien ou mal, bon ou mauvais. Lorsque nous sommes reliés à nos sentiments et à nos besoins, nous, les êtres humains nous ne constituons plus de sujets dociles et soumis.

I/Première composante de la CNV : observer sans évaluer

Eviter les généralisations figées, faire des observations correspondant à un moment et à un contexte donnés, précis.

« Le monde que nous nous efforçons de rendre par ce langage est un monde dynamique et complexe fait de changements, de différences, de dimensions, de fonctions, de relations, d’êtres en croissance, d’interactions, d’évolutions, d’apprentissages, d’adaptations. Et le décalage entre ce monde ne constante évolution et notre langage relativement figé constitue une partie de notre problème » Wendell Johnson

Selon J. Krishnamurti : observer sans évaluer est la plus haute forme de l’intelligence humaine.

Nous avons presque tous du mal à observer les gens et leur comportement sans y mêler un jugement, une critique ou une autre forme d’analyse.

I/ La première étape de la CNV est donc de dresser une liste des comportements concrets, de distinguer et de séparer les observations des évaluations.

La CNV est un langage dynamique qui déconseille les généralisations figées et les remplace par des observations circonstanciées.

II/ Seconde étape : identifier et exprimer les sentiments

Des mots comme « bien » et « mal » empêchent notre interlocuteur de voir précisément ce que nous ressentons vraiment

III/ Troisième étape : assumer la responsabilité de ses sentiments

Les actes d’autrui peuvent être le facteur déclenchant, mais jamais la cause de nos sentiments.

Quatre façons d’accueillir un message négatif :

  • Se sentir fautif
  • Rejeter la faute sur l’autre
  • Percevoir nos sentiments et besoins
  • Chercher à percevoir les sentiments et besoins de l’autre

Certaines tournures tendent à ma masquer la responsabilité de nos propres sentiments :

  • Emploi de pronoms démonstratifs sans antécédent (cela, ça…) ex : « ça me rend furieuse de voir… cela m’exaspère au plus haut point… »
  • Formulations ne faisant référence qu’aux actes des autres, ex : « quand tu ne m’appelles pas pour mon anniversaire, je suis blessé…. Maman est déçue quand tu ne finis pas ta soupe…»
  • Je suis (+émotion) parce que… » suivie du nom d’une personne ou d’un pronom personnel autre que « je », ex : je suis blessé parce que tu as dit….

Il est important de relier notre sentiment à un besoin que nous avons

Ex de besoins humains fondamentaux :

Autonomie, célébration, intégrité, interdépendance, jeu, communion spirituelle, besoins physiologiques

On entretient depuis des siècles une image de la femme aimante, censée se sacrifier et renier ses besoins pour se consacrer aux autres. Or, dans la mesure où les femmes sont élevées dans l’idée que c’est là leur fonction sociale première, elles ont souvent appris à ignorer leurs propres besoins.

Nous nous croyons responsables des sentiments des autres.

La troisième composante de la CNV consiste à identifier les besoins dont découlent nos sentiments. Les actes et les paroles des autres peuvent être des facteurs déclenchants, mais jamais la cause de nos sentiments. Face à un message négatif, nous pouvons choisir de réagir de 4 façons :

  • Nous juger fautif
  • Rejeter la faute sur les autres
  • Identifier nos propres sentiments et besoins
  • Identifier les sentiments et les besoins qui se cachent derrière le message négatif de l’autre.

IV) La quatrième phase de la CNV : formuler nos demandes en langage d’action positif

Il convient également d’éviter les formulations vagues, abstraites ou ambiguës et de s’efforcer de demander des actes concrets que l’autre puisse entreprendre.

Les demandes formulées dans un langage d’action clair, positif et concret révèlent ce que nous voulons vraiment.

La dépression est la récompense que nous obtenons pour notre conformité !!

Notre interlocuteur peut ne pas comprendre ce que nous voulons de lui lorsque nous exprimons uniquement nos sentiments

Nous ne sommes souvent pas conscients de notre demande.

Les demandes qui ne sont pas accompagnées des sentiments et des besoins de celui qui parle peuvent être entendues comme des exigences.

Plus nous sommes au clair avec ce que nous voulons en retour, plus nous avons de chances de l’obtenir.

Pour nous assurer que le message que nous avons émis est bien celui qui a été reçu, demander à notre interlocuteur de nous le restituer.

Cette précaution nous permet de bien préciser qu’il ne s’agit pas pour nous de tester sa capacité d’écoute, mais de vérifier que nous nous sommes clairement exprimés.

Dans un groupe, on perd beaucoup de temps lorsque les intervenants ne sont pas sûrs de ce qu’ils attendent des autres.

Lorsque notre interlocuteur entend une exigence, il ne voit que deux possibilités : la soumission ou la révolte.

Les demandes sont reçues comme des exigences lorsque le destinataire craint de faire l’objet de critiques ou de représailles s’il n’y donne pas suite. Or, face à ce qu’il perçoit comme une exigence, il considère que le demandeur exerce une pression. Si d’autres personnes ont employé avec eux ces tactiques, nous en paierons aussi le prix.

Nous pouvons aider nos interlocuteurs à comprendre que nous exprimons bel et bien une demande et non une exigence en précisant que nous apprécierions qu’ils n’accèdent à nos désirs que s’ils y sont vraiment disposés. C’est notre façon de réagir au refus de l’autre qui prouve que nous exprimons une demande plutôt qu’une exigence.

Notre objectif : Ceux d’entre nous qui souhaiteraient que les autres changent et réagissent favorablement, mais à la seule condition qu’ils le fassent de leur plein gré et du fond du cœur.

Ex de formulation de Rosenberg : « voudriez-vous me dire comment j’aurais pu vous faire part de ce que je souhaitais sans avoir l’air de vous donner des ordres ? »

Lorsque des personnes sont bien conditionnées à attendre des exigences de la part de tous ceux qui représentent l’autorité, cette manière d’aborder déroute. Il poursuit : « ce qui se passe en ce moment entre vous et moi illustre bien ce dont j’avais envie de parler avec vous aujourd’hui. Je suis persuadé que les gens peuvent bien mieux s’apprécier si chacun peut faire savoir à l’autre ce qu’il aimerait, sans donner des ordres à tout le monde. Quand je vous dis ce que je voudrais, je ne dis pas que vous êtes obligé de le faire, faute de quoi je vous rendrais la vie impossible. Je ne sais pas le dire d’une façon qui puisse vous inspirer confiance »

Les pensées susceptibles de transformer automatiquement des demandes en exigences :

  • Il devrait ….
  • Elle est censée…
  • Je mérite…
  • J’ai raison de…
  • J’ai le droit….

Lorsque nous nous adressons à un groupe, soyons particulièrement attentifs à indiquer la nature précise de la réaction que nous souhaitons. Sans quoi, nous risquons d lancer des conversations improductives, qui font perdre beaucoup de temps au groupe.

La demande doit être précise, concrète et temporelle.

L’écoute empathique

  • La présence : selon le philosophe chinois Tchouang-Tseu, l’empathie véritable exige que l’on écoute de tout son être : « l’écoute exclusivement auditive est une chose. L’écoute intellectuelle en est une autre. Mais l’écoute de l’esprit ne se limite pas à une seule faculté – l’audition ou la compréhension intellectuelle. Elle requiert un état de vacuité de toutes les facultés. Lorsque cet état est atteint, l’être tout entier est à l’écoute. On parvient alors à saisir directement ce qui est là, devant soi, ce qui ne peut jamais être entendu par l’oreille ou compris par l’esprit»
  • Dans la relation à l’autre, il n’y a empathie qu’à partir du moment où nous parvenons à écarter tous préjugés et jugements à son égard. Martin Buber, philosophe décrivait cette qualité de présence : « Malgré toutes les ressemblances, toute situation de vie a, comme un nouveau-né, un visage unique, qui n’a jamais existé auparavant et que l’on ne retrouvera jamais plus. Elle appelle une réaction qui ne peut être préméditée. Elle ne demande rien qui appartienne au passé.. Elle appelle une présence, une responsabilité. Elle appelle l’être tout entier »
  • Au lieu de témoigner de l’empathie, nous avons tendance à nous laisser aller à donner des conseils ou à rassurer et à exposer notre propre opinion ou sentiment. Or l’empathie veut que nous portions toute notre attention sur le message de l’autre, que nous accordions à l’autre le temps et l’espace dont il a besoin pour s’exprimer pleinement et se sentir compris. Un précepte bouddhiste décrit bien cette capacité : « ne te contente pas d’agir, sois là »

Lorsque nous demandons des informations, commencer par exprimer les sentiments et les besoins qui vous motivent.

Paraphraser les messages qui comportent une forte charge émotionnelle.

Attention à ne pas prendre un ton péremptoire qui impliquerait que nous leur expliquons ce qui se passe en eux.

Derrière les messages intimidants, il y a simplement des individus qui nous prient de satisfaire leurs besoins.

L’auteur et mythologue Joseph Campbell « Pour atteindre le bonheur, je dois cesser de me demander ce que les autres penseront de moi ». Nous commençons à percevoir les messages non plus comme des critiques ou des reproches, mais comme les cadeaux qu’ils sont : des occasions de donner à ceux qui souffrent.

Des études sur les négociations entre partenaires sociaux ont montré que l’on parvenait à résoudre deux fois plus rapidement les conflits lorsque chaque partie acceptait de répéter précisément ce qu’elle avait entendu la partie adverse dire, avant de répondre.

Nous avons besoin d’empathie pour en donner.

« Plus vous écoutez fidèlement votre voix intérieure, mieux vous entendrez ce qui se passe au-dehors » Dag Hammarskjold, ancien secrétaire général des Nations Unies

Carl Rogers « lorsque quelqu’un vous entend vraiment sans vous juger, sans essayer de vous prendre en charge ou de vous enfermer dans un moule, cela fait un bien incroyable… à partir du moment où j’ai été écouté et entendu, je parviens à percevoir mon univers sous un jour nouveau et à aller de l’avant. Il est étonnant de voir à quel point tout ce qui semblait insoluble trouve une issue dès lors que quelqu’un écoute. A quel point ce qui semblait irrémédiablement confus se dénoue de façon relativement claire lorsque l’on est entendu »

Lorsqu’on est en proie à la souffrance, mieux vaut à mon sens commencer par obtenir l’empathie nécessaire pour aller au-delà des pensées qui occupent notre esprit, de façon à pouvoir reconnaître nos besoins profonds.

!!! il ne faut jamais lancer de « Mais » à la tête d’une personne en colère

Accepter un refus avec empathie, chacun de nous souhaite que ses paroles soient pour les autres une richesse et non un fardeau.

Il est très facile de voir dans le silence de l’autre une confirmation de nos pires craintes et d’oublier de rechercher les sentiments et les besoins implicites dans l’absence de réponse.

« Devenons le changement que nous souhaitons voir dans le monde » Mahatma Gandhi

Lorsque nous exerçons une violence intérieure à notre propre égard, il est difficile d’éprouver une bienveillance véritable vis-à-vis des autres.

Eviter le verbe devoir !!! il implique que nous n’avons pas le choix

Traduire « je dois » par « je choisis »

Ex : établir la liste des actes de votre vie que vous ne vivez pas comme un jeu sur une feuille de papier. Ecrire toutes ces choses que vous vous dites devoir faire, toutes les activités que vous redoutez mais que vous faites quand même parce qu’il vous semble que vous n’avez pas le choix

Etape 2

Remplacer les « je dois » par « je choisis »

Etape 3

Après avoir reconnu que vous choisissez de faire certaines choses, tentez de trouver l’intention qu’i y a derrière ce choix en complétant la phrase de la manière suivante : « je choisis de… parce que je veux… »

Vous découvrirez alors peut-être les valeurs importantes qui motivent vos choix.

Exprimer pleinement sa colère

Ne pas confondre la cause et le facteur déclenchant

Il faut tout d’abord reconnaître que l’autre ne porte en rien la responsabilité de nos émotions !!!!!

La confusion entre cause et facteur déclenchant entretient la culpabilité et la culpabilité peut-être employée comme stratégie de manipulation

La colère peut être très utile si nous l’utilisons comme un signal d’alarme : elle nous permet de prendre conscience qu’il y a chez nous un besoin insatisfait

Toute violence vient de ce que, les gens se laissent aller à penser que leur douleur est suscitée par d’autres personnes, et que ces autres personnes méritent d’être punies.

Les étapes de l’expression de la colère :

  • S’arrêter, respirer
  • Identifier les jugements qui occupent mes pensées
  • Retrouver le contact avec nos besoins
  • Exprimer nos sentiments et nos besoins insatisfaits

Recensez les jugements qui vous viennent le plus souvent à l’esprit en commençant votre phrase par : « je n’aime pas les gens qui sont… » à partir de cette liste de qualificatifs négatifs, demandez-vous : « lorsque je juge quelqu’un, quels sont les besoins qui chez moi, ne sont pas satisfaits ? » peu à peu, vous apprendrez ainsi à penser davantage en termes de besoins insatisfaits que de jugements.

La souffrance engendrée par notre conditionnement culturel néfaste fait tellement partie intégrante de notre vie que nous ne la détectons même plus. Il faut beaucoup d’énergie et de clarté d’esprit pour reconnaître les effets destructeurs de cet enseignement et transformer celui-ci en pensées et comportements porteurs de vie.

Nous avons hérité un langage qui servait les rois et les élites au pouvoir dans les sociétés fondées sur la domination. Les masses, dissuadées de développer une conscience de leurs propres besoins, ont, au contraire, été éduquées à être dociles et soumises à l’autorité.