Le plaisir d’apprendre

Le plaisir d’apprendre

L’enseignement scolaire et universitaire  m’a dotée de moyens d’expression et de structures, les penseurs, chercheurs et artistes ont largement contribué à alimenter mes réflexions.

Mais c’est l’expérience du quotidien qui s’occupe aujourd’hui encore, alors que j’ai passé la cinquantaine, de me faire grandir.

J’en ai le désir, parce que je sais que j’ai tout à apprendre, tout le temps et de tout.

Le coaching m’est utile, il participe à ce travail, le guide.

Apprendre de l’autre, apprendre de tous les événements de la vie, apprendre des sensations, apprendre à écouter, apprendre à changer… et puis, apprendre à lâcher-prise, à faire confiance, à laisser monter ce qui résonne profondément, accueillir les émotions qui montent,  m’aligner avec plus justesse sur mes valeurs profondes… et puis tout foutre cul par-dessus tête, et recommencer.

Il n’y a pas de terme, mais un mouvement perpétuel, constamment inachevé et constamment renouvelé.

 Nous sommes êtres vivants,  conscience et matière organique.  Entrelacs  de chimie, de mécanique et de psychique ; en interaction constante avec des facteurs extérieurs. En actions ou en réactions,  nous sommes malléables et évolutifs.

J’ai tout à apprendre, plus je grandis et plus je me déleste.  Les croyances, les normes, les modèles, les vérités, les dieux et les diables, les obligations…  Je suis un être en rupture sociale, mais fondamentalement sociable, en lien, en échange, en présence.

Attentif à l’être, supérieur à l’avoir.

Connecté sur l’ici et maintenant.

L’instinct de survie m’a accroché par les ongles, a bandé chacun de mes muscles, a sollicité le plus petit tendon.

 A 21 ans, on m’a condamnée à mort. La sentence est tombée, 10 ans maximum à vivre. Cette nouvelle a fait éclater ma vie qui balbutiait. Je suis morte, et puis je suis  « renais ». J’ai eu cette chance de découvrir que derrière la mort, il y a la vie… quel enchantement de découvrir qu’elle palpite encore et encore, qu’elle émerge du marasme de fin du monde, qu’elle éclot et amorce une nouvelle étape.

Je regarde les bulles dans l’eau pétillante, elles ont le même ressort, la même dynamique simple et émergente.

La connaissance et la reconnaissance de la réalité des éléments, des contextes, la recherche des informations, la compréhension des forces en présence, des facteurs déterminants, l’écoute, l’ouverture… c’est essentiel ; mais la peur ?… C’est subjectif, c’est une impression. Je tremble, j’angoisse, je me pétrifie, j’agresse, je m’effondre ou je colère… Que porte-t-elle dans son ventre ?

Quelle est son identité ? J’ouvre le sac, pour démasquer ce qui la constitue : Mort, imposture, échec, orgueil, jugement, humiliation, honte…

Pour cesser d’être leur jouet, j’observe une à une ces figurines de papier, elles se délitent de l’épouvante nébuleuse, pour redevenir profondément humaines et pathétiques. Me voici de nouveau libre de choisir. Dans le coaching, comme dans les Arts martiaux, nous apprenons à danser avec les énergies, à les accueillir, à les détourner.

A quoi peut me servir la peur qui poisse et englue comme du papier tue-mouche ? Peut-être appelle-t-elle à l’inventaire, à l’alignement ?…

Nous sommes des êtres hyper-communicants.

Comment apprendre à écouter, à parler, à recevoir, à transmettre,  à accueillir, à donner,  à s’ouvrir et à se recentrer, à être incarné au présent ici et maintenant, à être au-delà en méta-position ?

Je me prends à rêver d’un enseignement différent, dont l’objectif serait le développement de l’individu et de son potentiel. Un enseignement à la carte, personnel, adapté, créatif, ouvert.

A quoi ressemblerait l’humanité, si on nous enseignait à devenir nos propres maîtres, si l’on désignait « l’individu » comme valeur fondamentale à développer, si on cultivait nos qualités, qu’on nous apprenait à nourrir nos plaisirs, à stimuler nos ressources ? Si le seul pouvoir reconnu, soit celui que l’on gagne sur soi-même ? Si l’empathie nous reliait les uns aux autres, si nous étions interdépendants, que le bien des uns contribue au bien des autres. Si en grandissant, nous dynamisions tous les hommes. Si la coopération était de mise… si nous changions de modèle ?

Quel tumulte ! Qu’est-ce que cette crise dont tous parlent, que tous appréhendent, qui fait baisser l’échine, raser les trottoirs ? La pression condense, la tension monte, les issues se claquemurent. Où en sommes-nous ? Quel sens nous mettons-nous sous la dent ? Retour des intégrismes, des communautarismes, des régressions

Et si nous faisions table rase ? Et si nous amorcions un changement radical ? Et si l’on se mettait à l’œuvre pour construire un nouveau monde, une nouvelle humanité ? Et si c’était possible ? Et s’il était temps ?

Affaire d’interprétation

Affaire d’interprétation… Récemment une célèbre animatrice radio US fit remarquer que l’homosexualité était une perversion. « C’est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce-serait-une-abomination ». La Bible le dit. Un point c’est tout », affirma-t-elle. Lire la suite